Il était dit
Une impératrice se promène dans mes nuits
Un violoniste la suit
La neige tombe
Il était dit que jamais
Elle n'abdiquera pour moi
A la lisière d'un rêve
La brume dévoile une reine
Il était dit que jamais
Je ne traverserai le miroir
Sous un lampadaire
Un ange s'accroche à la lumière
Il était dit que jamais
Le ciel ne vient en aide
A ceux qui s'éloignent du mystère
A suivre
Larmes amères
Où que j'aille
à la ville
ou à la campagne
elles m'accompagnent
Larmes amères!
Vous arrivez en force
sans sonner aux portes
et loin de l'insouciance d'hier
les défaites s'enchaînent
Où étiez-vous?
quand je vous suppliais à genoux
d'étouffer sous les flots
ce long défilé de maux
et de chasser de ma vue
ce visage à jamais perdu
Que voulez-vous...
le temps est à l'étroit
la coquille se fissure
et les émotions se déshabillent
nues comme au premier jour
elles offrent aux larmes
un voyage sans espoir
sur une piste froide
Larmes,
mes soeurs
vous êtes trop encombrantes
et la coeur ne sait que faire
de vos appels à l'aide
A chacun ses larmes
versées trop tôt
elle désarment
convoquées trop tard
elles manquent de charme
Un drame...